Avant de quitter Londres pour la France fin 2002 j'avais rencontré un anglais très sympathique ma foi et qui semblait sérieux. Il avait tenu à garder contact avec moi et nous nous sommes revus pendant 3 ans dont 1 an où j'étais de retour à Londres et je le voyais 1 fois tous les mois en moyenne. Raison officielle: beaucoup de travail mais c'était en partie vrai. Raison officieuse: ce n'était pas une relation exclusive... Mais il m'a fallu du travail d'investigation (!) et du temps pour comprendre. Bref, décembre 2005 je l'ai revu pour la dernière fois et janvier 2006, je n'ai plus répondu à ses invitations. Une de mes bonnes résolutions pour 2006 fut de ne pas le revoir.
Je m'étais donc dit que tous les hommes sont des porcs hypocrites et profiteurs et moi et moi-même nous étions mises d'accord sur le fait de ne plus rien avoir à faire avec la gent masculine pour les 5 ans à venir au moins et de se concentrer uniquement sur le travail.
Et bien, comme d'habitude, ce genre de plans est toujours contrecarré par des empêcheurs de pleurer en rond! Mais je dois dire que je ne regrette rien. Mon empêcheur s'appelle Patrick.
Il y a des histoires exceptionnelles, les regards extérieurs de nos (mes?) amis et collègues semblent dire que c'en est une.
Alors, je me réconcilie avec la vérité toute crue: nous nous sommes rencontrés sur internet. Pas sur un site de rencontres, ouh là, là, non!! J'ai donné avec ma copine de Paris (que je ne nommerai pas) et encore, netinthecity, c'est soft. Mais les sites de rencontre ne m'ont jamais intéressée. Nous étions tous les deux inscrits sur un forum et il écrivait de beaux poèmes. J'avais beau essayer de l'ajouter à mes contacts MSN, par 3 fois mon adresse a été refusée. Il a fallu que ce soit un contact commun qui nous présente. Moi j'avais lâché l'affaire! Comme quoi...
Et puis au lieu des dix minutes prévues, on a bavardé une heure puis des heures et des jours entiers par la suite. Jusqu'à notre rencontre magique du 17 mars 2006 à la Gare du Nord (et oui, il habite Paris). Ce souvenir reste gravé dans ma mémoire et lorsque j'y repense j'ai encore des papillons dans l'estomac. C'est mon remontant en cas de coup dur: revoir mon tendre amour dans la gare dans son long manteau, une silhouette frêle et pourtant solide. Et la douceur lorsque ses bras ce sont refermés sur moi. Enfin, j'étais arrivée.
Nos mains se sont naturellement placées l'une dans l'autre et depuis on prépare notre chemin. Nous ne sommes plus seuls. Cela fait maintenant bientôt 8 mois. C'est peu et beaucoup à la fois. Peu parce que j'aurais aimé le connaître avant et beaucoup parce qu'il me comble et que je recois tellement. C'est une relation exceptionnelle et je n'avais pas connu ca avant.
Mon tendre amour, j'espère aussi pouvoir te donner ce dont tu as besoin. Du fond de mon coeur. Je sais que je ne suis pas facile parfois. Tu sais aussi beaucoup de choses que personne ne sait de moi car tu as toute ma confiance et mon respect également.
Exigeante, je le suis. Un peu collet monté peut-être également. J'aime faire comme les autres parce qu'on m'a toujours dit de me fondre dans mon milieu. Mais pourtant tu sais bien que j'ai mon grain de folie et mes petites rebellions faites d'idées saugrenues. Les apparences ne sont pas tout et je ne le sais que trop bien.
Mais j'espère qu'aussi longtemps que les étoiles brilleront dans le ciel la nuit, nos deux mains se trouveront pour nous réchauffer le coeur
