Portugal, nous voici!!

Portugal, nous voici!!
C'est bientôt les vacances!! Le 14 août au soir, je prends l'Eurostar pour Paris. Le matin du 15 août, je prends le train pour Niort et ensuite la voiture pour le Portugal! Et devinez quoi, devinez quoi???

L'Homme a décidé de venir avec moi cette année! Je suis incroyablement heureuse bien que j'appréhende un peu. Ce n'est pas la première fois que nous passons qq temps ensemble avec la famille de l'un ou de l'autre mais c'est la première fois que nous le faisons à l'étranger dans un pays où il ne comprend pas trop la langue.

Je suis d'autant plus fière qu'il ait décidé de venir qu'il a peur que son teint bronzé ne pose problème. Evidemment, c'est toujours simple de dire : "Mais oui, ça va bien se passer" mais dans la pratique ça ne se passe pas toujours ainsi. Même si je me fiche des commentaires, j'ai peur que, s'il y en a, cela puisse le blesser. Pour nous (mes grands-parents et moi), il est un homme bon et honnête, sa couleur importe peu.

Ce dont je suis impatiente aussi c'est de lui montrer mes racines!! Les petits chemins, les herbes qui soignent, le château caché, la rivière, les fêtes, les gourmandises, les visages burinés, les petits cafés, les nuits d'étoiles filantes, etc... Tant de choses qui font que je suis née en France mais que je ne suis pas française et que je ne le deviendrai jamais vraiment.

Il y a au fond de moi une petite appréhension : peur qu'il n'aime pas, que cela crée des tensions et que d'autres en profitent mais je préfère ne pas y regarder de trop près pour l'instant.

Je vous ferai un rapport à notre retour la première semaine de septembre si on a le temps.

# Posté le lundi 04 août 2008 18:14

Décalage spatio-temporel

Ce matin, c'est une main me tendant un portable sonnant et vibrant qui m'a réveillée. L'espace de quelques secondes, je ne savais plus où je me trouvais ni ce qu'il pouvait bien se passer.

Il se trouve que ce week-end était un week-end de fusion extrême où rien ne laissait présager qu'il dusse se terminer aussi vite. J'ai donc quitté ce matin notre nid d'amour et à cette heure-ci j'ai toujours l'impression d'être incomplète, d'avoir laissé quelque chose derrière moi. Plus précisément, j'ai l'impression que physiquement je suis à Londres mais mon esprit et mon coeur sont restés à Paris, chez mon homme.

Qu'il est difficile parfois de rentrer. Parfois c'est comme si 2 personnalités cohabitaient en moi. Avec lui je suis moi mais plus tout à fait là meme.

Bref, ce soir, je suis un peu perdue et je ne sais si je dois mettre ça sur le compte d'une pinte de bière ou sur le compte de l'émotion.

Cela fait maintenant plus de 2 ans et demi et je me demande toujours comment deux êtres peuvent se manquer à se point. Moi qui était la première à croire cela réservé aux romans à l'eau de rose ou aux feuilletons américains.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 18:36

La Sorcière de Portobello

La Sorcière de Portobello
Voici le résumé du dernier livre de Paulo Coelho : La Sorcière de Portobello.

Athéna a un don de la nature.
Fille adoptive d'une riche famille libanaise, elle part vivre à Londres avec sa famille lorsque la guerre éclate dans leur pays, une guerre dont elle a prédit l'avènement et la gravité. A l'université, elle fait la connaissance de celui qui sera le père de son enfant. Les deux jeunes gens surmontent les difficultés et se marient contre l'avis de leurs familles respectives, mais leur mariage ne résiste pas longtemps aux vicissitudes de la vie moderne.

Devenue mère elle-même, Athéna ne peut s'empêcher de penser à celle qui l'a mise au monde, et part à sa recherche en Roumanie – elle est gitane et s'appelle Liliana. Athéna veut comprendre comment sa mère a pu l'abandonner. Ce qu'elle va découvrir lors de ce voyage changera le cours de sa vie et de celle de son entourage.

Ainsi est née celle qu'on appellera bientôt la sorcière de Portobello qui, au risque de provoquer sa propre perte, mettra ses pouvoirs hors du commun au service des autres.





J'ai acheté ce libre au hasard. Certes j'aime cet auteur mais je ne savais pas qu'il avait sorti un nouveau roman. J'avoue ne jamais avoir lu L'Alchimiste mais avoir lu Veronika décide de Mourir qui m'a laissé un sentiment bizarre ainsi que Onze Minutes que j'avais trouvé très humain.

L'histoire est celle d'une jeune femme un peu hors norme qui part essayer de remplir les blancs de sa vie.

Outre le livre en lui-même j'y ai retrouvé certains extraits qui me parlent beaucoup. Je ne sais si je dois croire que l'auteur s'est contenté de généralités sorcières et que je n'y vois que du feu ou si cet homme s'y connaît plus que je ne veux le croire.

De plus le personnage principal bouge sans arrêt et cette frénésie résonne un peu en moi qui doit toujours être entourée de bruit, faire qq chose, essayer de me rendre utile.

En voici quelques extraits pêle-mêle :

« Concentre-toi.
Si tu ne trouves rien pour fixer ton intérêt, concentre-toi sur ta respiration. C'est par là, par ton nez, qu'entre le fleuve de la lumière de la Mère. Ecoute les battements de ton c½urs, suis les pensées que tu ne parviens pas à contrôler, contrôle l'envie de te lever immédiatement et de faire quelque chose « d'utile ». Reste assise quelques minutes par jour sans rien faire, profites-en autant que tu peux.
Quand tu feras la vaisselle, prie. Remercie pour le fait que tu as des assiettes à laver ; cela signifie qu'il s'y est trouvé de la nourriture, que tu as nourri quelqu'un, que tu as traité avec affection une ou plusieurs personnes – tu as cuisiné, mis le couvert. Imagine les millions de personnes qui en ce moment n'ont absolument rien à laver, ni personne pour qui préparer la table. »

« Nous pouvons faire semblant d'aimer. Nous pouvons vivre une vie entière d'amitié, de complicité, fonder une famille, avoir un rapport sexuel tous les soirs, avoir un orgasme et pourtant sentir qu'il y a un vide pathétique dans tout cela, qu'il manque quelque chose d'important. Au nom de ce que j'avais appris sur les relations entre un homme et une femme, j'ai voulu lutter pour des choses qui n'en valaient pas tellement la peine. »

« On lit beaucoup d'histoires des sorcières, de fées, de phénomènes paranormaux, d'enfants possédés pas des esprits malins. On voit beaucoup de films contenant des rituels avec des pentagrammes, des épées, et des invocations. Très bien, il faut laisser l'imagination fonctionner, permettre que ces étapes soient vécues ; et celui qui les dépasse sans se laisser abuser finit par entrer en contact avec la Tradition. »


Voilà, ce sont quelques extraits mais je pense que le livre, qui n'est pas à prendre pour une nouvelle Bible éso vaut la peine d'être lu, ne serait-ce que pour quelques instants de rêves très réalistes qu'il contient.

Je vous mets aussi le lien du site où vous pouvez écouter des extraits de l'interviez de l'auteur à ce sujet: http://www.lasorcieredeportobello.fr/index.php
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 20:22

Le silence

Le silence
Pardon aux amis qui me lisent et qui ont pu pensé que je délaissais ce blog. Avant tout, il a été créé pour que je puisse déverser un trop plein de questions et d'émotions et, le cas échéant, avoir vos avis, conseils et autres paroles rassurantes ou non. Merci à ceux qui continuent de me lire.

Le silence... Il semble que c'est ce que je tente de faire sans pour autant y arriver. Si je fais taire les trompettes, le vent fait tinter les clochettes. C'est plus discret et pourtant ça lance le même message.

Depuis qq années, et ça devient de plus en plus flagrant, j'ai beaucoup de mal à faire silence. Il me faut toujours un fond sonore sans pouvoir dire ce que je ne souhaite pas entendre. Le silence me trouble et me déstabilise alors qu'avant je me complaisais dans la solitude paisible. J'aimais entendre le bruit de la pluie, notamment les gouttes sur les feuilles des arbres et les voitures ne me dérangeaient pas tant que ça. Aujourd'hui, si je suis seule, j'ai tendance à regarder la télévision tout en étant sur l'ordi. Dans la cuisine j'allume la radio de plus en plus fréquemment alors que c'était le seul endroit où le silence me plaisait et dans la chambre c'est un geste automatique d'allumer la radio, même le temps de changer de jean.

Pourquoi le silence fait-il peur? Est-ce que parce qu'on se retrouve nu face à soi-même, ses pensées? Est-ce parce qu'une fois les bruits parasites éliminés, il ne reste plus qu'un néant auditif? Je ne saurais le dire. Parfois, j'essaie de me retrouver dans le silence mais aussitôt je sens une gêne. Parfois je ne me reconnais plus.

Pendant qq temps j'ai fait de la méditation, j'aimais ce silence induit, cet état d'esprit libre entre sommeil et éveil qui permet d'être neutre par rapport à une situation donnée. Qu'en est-il de ces moments? A cet instant précis, je suis redevenue une pile électrique après qq semaines d'accalmie au travail.

J'ai peur. Sûrement de ce que je pourrais trouver ou voir.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 20:14

Choses de femmes - la vie d'une femme portugaise fin 19ème

Choses de femmes - la vie d'une femme portugaise fin 19ème
Au hasard du net, en cherchant des idées de broderies, j'ai trouvé un superbe blog d'un monsieur portugais passionné par les coutumes portugaises et les caractéristiques ethnographiques.

Dans un de ses articles de blog se nommant "Choses de femmes" il raconte comment le hasard met parfois entre ses mains des publications intéressantes. Ici c'était un manuel scolaire des zones rurales du sud est du Portugal qui retranscrivait les us et coutumes de l'époque selon les femmes. Je vous traduis un extrait plus bas. Cela va vous paraître anachronique mais j'ai été élevée comme ça: je devais savoir tout faire... Il n'y a que quand ma famille a vu que j'étais bonne à l'école qu'ils n'ont pas trop forcé mais même comme ça on a toujours encouragé mes expériences culinaires ou en broderie par exemple.

L'extrait traduit ci-dessous provient du chapître "Les vêtements et les chaussures" dudit manuel:

"Nous les femmes, nous devions faire tous les vêtements et le linge et on ne pouvait se marier que si on savait tout faire.

Nous profitions de chaque moment disponible pour apprendre avec nos mères ou nos grand-mères, une tante ou une voisine sympathique et nous commencions très jeunes: vers huit ans on apprenait les points rudimentaires.

La plupart d'entre nous n'avaient pas de machine à coudre pour assembler les vêtements. Dans ce cas, on montait tous les vêtements à la main puis nous demandions à celles qui avaient une machine la permission de nous en servir.

Et nous faisions tous les vêtements: chemisiers, combinaisons, jupes, jupons. Nous faisions les chaussettes, les combinaisons avaient des dentelles et un joli point, les corsages portaient une broderie, les tabliers... Les culottes c'était pour quand nous étions plus vieilles. J'ai commencé à les faire et à en porter vers les 20 ou 21 ans, jusque là je n'en avais jamais porté.

La seule chose que nous ne faisions pas c'était les foulards: nous les achetions au marché. Mais à part ça, nous faisions tout nous-même.

Il fallait aussi savoir faire les vêtements d'homme: les caleçons longs (on n'avait pas de pyjamas à cette époque), les chemises de corps, les pantalons, le veston, la chemise. Les vestons avec des poches sur le devant étaient difficiles à réaliser et on appréhendait de les faire.

Et celle qui ne savait pas faire quelque chose était montrée du doigt et raillée. On disait: "Et tu vas te marier avec Unetelle? Elle ne sait rien faire! Tu es mal parti dans la vie!"

Nous ne voulions pas être montrées du doigt alors c'était un défi permanent. Parfois on ne savait pas vraiment faire mais on faisait tout comme. On s'asseyait dehors sur nos chaises et entre nous toutes on arrivait à inventer quelques points. Il y en avait toujours une plus âgée qui nous aidait. Sinon, lorsque nos mères arrivaient et l'ouvrage n'était pas bon, nous étions bonnes pour tout défaire et recommencer. Le plus dur à apprendre pour moi c'était faire le patron et appliquer les mesures. [...]

De linge, on n'avait que ça: un ensemble pour le travail et un autre un peu mieux pour aller aux bals, à la messe, aux fêtes ou aux marchés.

Les chemisiers avaient tous des manches longues, personne ne portait de manches courtes à cette époque. De même que personne ne se promenait jambes nues, nous portions toutes des chaussettes de fil.

Nous apprenions à faufiler, ajourer, coudre des boutons, assembler, faire des ourlets. Nous inventions des styles différents pour les jupes: froncées, plissées, à pli creux, des tabliers à volants, etc... Certaines filles étaient douées: elles imaginaient les vêtements, dessinaients des modèles. Et les autres, nous regardions et faisions à notre manière. A cette époque, nous étions fières de porter ce que nous faisions. Nous étions ainsi élevées."


Je m'arrête ici car l'article est très long. La narratrice parle également du soin porté à la confection des tabliers puis du savon utilisé et de l'évolution des techniques de "blanchisserie". Sa grand-mère utilisait des herbes entre autres choses pour détacher. Beaucoup d'aspects ethnographiques que j'ai l'impression d'avoir vécu tant mes grand-tantes m'en ont parlé ainsi que ma grand-mère que cette époque me semble bien proche. Mes grands-tantes m'ont appris à broder quand je devais avoir 5 ou 6 ans. J'étais fière! Alors ça me rappelle un peu elles deux qui sont maintenant loin.

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien en portugais

# Posté le lundi 31 mars 2008 20:05

Modifié le mercredi 02 avril 2008 18:20