Des faucons pèlerins à Londres

Des faucons pèlerins à Londres
La nature est tout de même étonnante et sait sans nulle doute s'adapter.

Nouvelles preuve ces derniers temps où la presse relaye ces infos : une recrudescence des faucons pèlerins à Londres. Ce n'est pas d'aujourd'hui, il me semble qu'il les utilisaient pour faire fuir les pigeons mais c'étaient des faucons ayant des propriétaires.

Il y a environ 3 ans, un couple de faucons avait fait sensation en se reproduisant à Londres. Le site de ponte avait été gardé secret afin de ne pas provoquer de curiosité malsaine ou malfaisante et les petits étaient nés. Des employés de la ville de Londres, des pros de l'escalade, étaient chargés de garder un oeil sur la petite famille.

D'après les experts, les faucons étaient des habitants originels de la région ou des alentours de la ville mais avec l'urbanisation ils avaient vu leur population décliner peu à peu. Le faucon ne niche qu'à de grandes hauteurs et il semble qu'avec le retour de la mode des gratte-ciel, il en profite pour venir s'installer en ville.

Moi je dis que c'est bien et en plus, ils ont plein de nourriture à disposition. Sans avoir à se rabaisser à faire les poubelles, comme les mouettes ou les pigeons, il y a plein de petites souris et de rats en villes. Ils vont pouvoir se rendre utiles s'ils ne se laissent pas pervertir par le mode de vie urbain!

Ce que j'ai toujours admiré à Londres c'est la diversité de sa faune. Du temps où je sortais tard le soir il m'est arrivé assez souvent de croiser des renards. Sur la Tamise, je vois souvent des hérons. Je ne compte pas le nombre d'écureuils. Quelques parcs de Londres entretiennent des pélicans. Et il y a aussi des mouettes, des grenouilles, et allez savoir quoi d'autre!
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# Posté le lundi 31 mars 2008 19:11

Modifié le lundi 31 mars 2008 20:21

Blues du dimanche soir

Blues du dimanche soir
Lorsque j'habitais à Paris avec Sam, les dimanches soirs se devaient de nous faire oublier la semaine qui allait commencer le lendemain. On essayait donc de faire quelque chose de sympa et de convivial. Souvent on invitait des amis (souvent le même) et on faisait un bon dîner. Parfois on allait au resto chinois du coin qui était sympa. Mes moments préférés c'était quand même la bonne soirée à la maison et voir les amis se lécher les doigts parce que le repas était bon. Ce n'était pas que la nourriture, c'était aussi la joie partagée, les souvenirs qu'il nous reste aujourd'hui. Même si Paris ne fut pas le meilleur moment de ma vie, j'ai toujours de chaleureux souvenirs avec les gens que Sandra m'a fait rencontrer.

Depuis que j'habite à Londres j'ai retrouvé quelques une de mes habitudes et j'en ai lâchées d'autres. Je sortais souvent avec Claire mais me retrouvée beurrée à chaque soirée ça coûte cher d'une part et d'une autre part j'en ai vite fait le tour. Par contre, je savoure les moments conviviaux dans un pub, que ce soit pour un verre ou un dîner. Vivre à Londres, j'aime parce que je sais que je peux tout faire quand je veux. Et pourtant, je ne fais rien de spécial.

Si je devais rentrer en France dans les 2 prochaines années, j'aimerais bien repartir en province. L'Homme se demande si mes habitudes citadines s'en accomoderaient. C'est une question que je me pose aussi. Cela fait bientôt 10 ans que je navigue entre les 2 capitales et je ne sais pas à quel point je suis devenue citadine. J'apprécie le fait de ne pas avoir besoin de voiture mais je déteste les transports aux heures de pointe. J'apprécie de pouvoir aller au supermarché jusqu'à 22h mais je déteste les fruits et légumes pas frais hors de prix.

Pour Pâques nous sommes allés à Niort et on a fait un tour au marché. C'est tellement sympa de voir des produits frais venant de petits producteurs locaux. J'ai hélas remarqué que les halles étaient plus vides à l'extérieur que lorsque j'étais enfant. La marchande de volailles vivantes n'était plus là, pas plus que la dame qui vendait des cochons d'indes et des lapins nains en plus des oeufs frais et des quelques légumes de son potager. J'ose espérer que ces absences étaient dues au week-end de Pâques.

Des souvenirs, de la nostalgie, j'en ai tant que je commence à me sentir vieille.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 19:01

Vivement la retraite!

Vivement la retraite!
Tiens, je ne vous l'avais pas déjà collée cette image de lapin?

Brrr, c'est presque fini le méga rush, plus que quelques semaines à tenir et à peaufiner le retour et je prendrai une semaine de vacances bien méritées avec mon doudou!

Il se trouve que ma boss m'a trouvée dans un état de déconfiture avancée il y a qq semaines et m'a demandé de prendre une semaine de vacances. J'étais censée prendre la 2ème semaine de mars mais avec la charge de travail j'avais décidé de couper la poire en deux et de ne prendre que 2 jours de repos. Cela m'aurait fait un grand WE tranquille. Et bah pensez-vous!

Le lundi où j'étais supposée couper les ponts avec le travail, je reçois 3 SMS, 1 message et 2 appels manqués pour une connerie qu'un débutant sait faire à notre poste. Du coup ça m'a gavé alors le mardi je suis allée au bureau. J'y suis allée pour 2 raisons : parce que je l'ai mal pris qu'on me dérange à 9h30 du matin pour un truc d'abruti et pour ne pas devoir de faveur à mes boss. Elles voulaient me donner ces journées et après tout je bosse si tard que ce n'est pas un luxe. Mais comme mes collègues prennent tout mal, je préfère autant ne rien devoir à personne.

Je me suis aperçue que mes collègues ne se rendent pas compte de ce que je fais et quand j'aimerais leur montrer, très peu prennent le genre de responsabilité que j'ai au sérieux. Soit se salir les mains au dépôt les dérange, soit ils n'ont aucun vision de comment fonctionne le dépôt. Je regrette de n'avoir que des rudiments de logistique car j'apprécie beaucoup ce travail. Bref, ce n'est pas la joie parce qu'il semblerait qu'il y ait de la jalousie. C'est ça de bosser dans une équipe de filles !

Alors, on arrive dans la dernière ligne droite des urgences ! Le 9 avril je pars à Genève pour le Salon International de la Haute Horlogerie. La marchandise part lundi, j'essaie de gérer les choses que je ne connais pas comme je peux. Parfois je croise les doigts, je ferme les yeux et j'attends que ça passe en espérant qu'il n'y ait pas de bavures.

Vivement donc que j'arrive au 3 mai, jour à partir duquel je serai en vacances pour toute une semaine !

En fait j'ai peur de m'arrêter. J'ai l'impression que le jour où je m'arrêterai je mourrai un peu. C'est souvent à ce moment là que certaines personnes font des infarctus même à mon âge il parait. D'un autre côté, la course effrénée de la grande ville commence à m'épuiser sérieusement.

On a un projet avec doudou... On verra.
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# Posté le vendredi 28 mars 2008 19:50

Burn out

Burn out
Le "burn out" c'est une expression que je ne connaissais pas, c'est une copine qui l'a employée pour désigner ma situation de travail speed du moment et ses conséquences.

Burn out (à prononcer beurn a-out) vient de l'anglais brûler et brûler littéralement vers l'extérieur, complètement, à en finir. Au passage, je tiens à rappeler que la langue anglaise est une langue riche et qui me fascine toujours autant même après toutes ces années. C'est incroyables toutes les nuances qu'on peut donner à un verbe avec un simple mot comme "out" (qui signifie à l'extérieur en temps normal). Et c'est ainsi pour toutes les petites locutions du style "on", "off", "in", etc... Elles donnent tout de suite une autre dimension au verbe qu'elles accompagnent... fascinant, disais-je.

Vendredi était une dure journée. J'ai craqué.

Cliniquement, le burn-out se définit comme un épuisement de longue date et une diminution d'intérêt pour les tâches. Il semble que souvent le burn out soit le résultat d'un travail trop intense avec des périodes de récupération trop rares ou trop courtes. Certains disent que celà existe uniquement chez des personnes neurotiques (oups... sympa) d'autres pensent que c'est la conséquence d'un travail trop stressant.

Je suis un cas... Mais au-delà de l'aspect professionnel, certes très intense, il y a la distance.

La distance me pèse. Je suis dans le même état d'anxiété que lorsque je n'en pouvais plus de mon travail minable à Paris. Seulement, cette fois, le problème n'est pas professionnel, il est sentimental. J'ai envie de vivre avec mon homme, je n'ai plus envie de perdre un moment avec lui. Mais je doute de moi.

A la question pourquoi est-ce que je reproduis à chaque fois le même schéma de relations, une personne m'a répondu en mots clairs : parce que mon père m'a abandonnée. C'est possible... La distance permet de m'engager sant trop m'engager non plus. Mais pour la personne en face, difficile de voir clair dans mon jeu. Car si moi je me méfie, pourquoi les autres ne le feraient-ils pas?

Alors voilà... J'attends en espérant qu'il ne soit pas trop tard le jour où la situation se débloquera mais je pense que c'est en route. Croisons les doigts.

# Posté le mardi 04 mars 2008 18:00

Je m'étiole

Envie de m'éteindre peu à peu et dans le silence, comme une bougie qui s'éteint et qui s'est consumée trop vite...
Je m'étiole

# Posté le vendredi 29 février 2008 10:10

Modifié le lundi 03 mars 2008 19:05