En cette période de questionnements, je me surprends à penser à tous les métiers que j'aurais aimé faire. Alors voici un petit résumé de mes envies parfois sages, parfois folles, de tout ce que j'aurais aimé faire.
Nounou : Cela semble une fantaisie à chaque fois que j'en parle et pourtant je porte un réel intérêt pour les enfants et je suis certaine que ce n'est pas un métier aussi ingrat qu'on le dit. Mon idéal serait d'être une nounou à l'anglaise qui habite chez son employeur ou y travaille toute la journée. C'est à mi-chemin entre la nounou française et la gouvernante. Mais telle que je me connais je risque vite de m'attacher aux enfants... Certains m'ont dit que c'est un métier ingrat mais j'estime qu'assister des enfants pendant leur jeune âge n'a rien d'ingrat. En France il est clair que ce n'est pas un métier facile ni reconnu à sa juste valeur. Mais au moins tout le monde ou presque peut se payer une nounou. Et l'avantage est qu'on peut bosser chez soi et garder ses enfants en même temps que les autres. Compétences à avoir : être agréée par l'état mais je ne sais pas comment on obtient l'agrément.
Puéricultrice : Là c'est toujours pour travailler avec des enfants mais on est dans le cadre hospitalier. Ma maman rêvait d'être puéricultrice. Elle adorait les bébés. Peut-être que j'ai un peu hérité de son goût pour les enfants des autres. La puéricultrice prend en charges les petits enfants à la maternité. Elle s'occupe des bébés dans la pouponnière ou en couveuse, les baigne, les surveille, enseigne à la maman les gestes pour bébé. Evidemment, pour faire ça il faut sortir d'une filière sanitaire et sociale... Moi je suis une littéraire scolairement parlant. En plus, je ne pourrais aspirer qu'à devenir aide-puéricultrice car justement je ne sors pas de la bonne filière et que je ne pourrais obtenir que le diplôme d'aide-puéricultrice, métier payé une misère et pas reconnu j'ai l'impression. Si c'est pour me taper une mégère d'infirmière puéricultrice, je ne sais pas si je pourrais le faire longtemps.
Esthéticienne : Alors là on tombe sur mon côté plus superficiel. Avant je pensais que les esthéticiennes n'étaient que des cruches maquillées comme des camions volés qui passaient leur temps à glousser. Nombre d'années passer à me faire torturer chez elle m'ont appris que non. J'en ai même rencontrée une qui était assistante commerciale et qui est devenue esthéticienne parce que c'était plus de liberté et même mieux payer. Ce serait possible pour moi effectivement de faire une formation d'esthétique. En plus, il y a plusieurs options qui pourraient être intéressantes et puis rendre une femme belle et la voir ressortir du salon détendue et souriante c'est tout de même une sorte de récompense, non? En plus il faut connaître la peau, les réactions, les produits, conseiller, pomponner... Nan, ce n'est pas si mal. Le hic c'est que je refuserai de travailler avec des produits trop chimiques... je suis adepte des huiles essentielles, des gommages à l'avoine ou au sel marin et des massages aux huiles alors je ne suis pas sûre de me contenter de bosser chez Clarins par exemple. Chez Yves Rocher à la limite bien que l'absence de test des produits finis sur les animaux n'empêchent pas les tests complètement et je me suis tjs laissée penser que leurs produits restent bien chimiques...
Vendeuse chez Cartier : Bon, là, c'est le côté luxe. Je n'ai rien à dire, j'adorerai toucher et vendre des pièces uniques ou presque mais je ne suis pas sûre de supporter le caractère des clientes qui s'adressent à ce genre de boutique. Par contre, l'ambiance feutrée, la moquette épaisse, le rouge profond des boutiques et l'éclat des diamants me fait rêver... Même si je suis sûre que je deviendrais blasée à force. Je le suis déjà. C'est aussi pour la noblesse du produit et en même temps j'ai une pensée pour Hubert et les associations humanitaires. Tout ces bijoux sont d'un superflu!
Monitrice auto-école : Alors, ça ça peut vous paraître drôle... Le gros handicap que j'ai c'est que je ne suis pas très pédagogue et donc pas très patiente par la force des choses. Avec moi, il faut comprendre et vite sinon je le fais moi-même. Par contre j'adore conduire. Je ne sais pas si je conduis bien. L'Homme vous dira sûrement que non et c'est vrai que nous avons deux styles opposés. J'aime bien l'idée d'enseigner la conduite à des jeunes la plupart du temps et de ne pas être dans un bureau tout le temps. On est dans la voiture à la place. Pareil, ce n'est pas un métier super bien payé...
Et bien voilà, vous connaissez mes aspirations. Je m'aperçois qu'elles ne sont pas dans les mieux payées du monde. Même le job que j'occupe à Londres serait payé de façon minable en France. C'est juste qu'ici j'ai diverses responsabilités et une boss qui a tout de même reconnu mon travail en m'augmentant de façon sympathique, je ne peux le nier.
Quand je parlais de priorités et de points de vue à changer, on nage en plein dedans : arrêter de considérer mon salaire comme un gage de réussite sociale. Mais je ne suis pas sûre d'y arriver. Sauf si vraiment je m'éclate dans un travail mais ce n'est même pas sûr que ça dure.
A noter que j'aimerais bien trouver ma route magique parce que là je ne vois même plus de sentier...