Dans le brouillard

Dans le brouillard
Je suis rentrée du pub il y a deux heures et je ne dors toujours pas.

Une soirée de filles avec ma coloc et d'anciennes collègues. Je suis rentrée à temps pour dire bonne nuit sur Messenger à mon amour qui, sûrement, m'attendait.

Sur le réseau interne du groupe j'ai trouvé 3 offres d'emploi susceptibles de me convenir. Pas de la gnognotte... Il s'agit d'offres de chez Cartier ou Van Cleef & Arpels mais elles sont à Paris. Cela va de l'assistante de direction à l'assistante Supply Chain.

J'aime Londres. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi depuis mon adolescence. Ce n'est pas le beau temps qui m'a attirée ici, juste une attraction surréelle qui m'a indiqué que je devais venir ici. Et ici je suis venue et revenue.

Quel est mon avenir hors de cette ville? Suis-je assez forte pour faire taire mon orgueil et me contenter d'un travail "alimentaire" où mes neurones finiront par se scléroser? Serai-je assez détachée pour accepter une augmentation annuelle de 2% sans broncher, sans me sentir considérée comme une moins que rien? Saurai-je revoir mes priorités dans la pratique?

# Posté le mardi 04 décembre 2007 20:59

J'ai pleuré pour elles

J'ai pleuré pour elles
On s'engage peut-être dans une longue voie. Ce n'est pas pour tout de suite, il faudrait qu'il prenne la décision lui-même.

On pense souvent au manque des enfants adoptés, à leurs interrogations sur leurs origines, le calvaire qu'ils doivent endurer. Mais pense-t-on aux mères qui font ce geste et que certains désignent comme les seules coupables.

Or, au hasard de mes recherches, j'ai découvert le site des Mères de l'ombre. Et pour la plupart elles n'ont pas consenti à ce geste où l'ont fait dans un geste désespéré d'amour et d'espoir.

Je m'aperçois également que la législation française est bien lourde et compliquée. Certains enfants mettent 10 ans à retrouver leur mère.

J'ai pleuré parce que non seulement c'est un traumatisme inconscient pour l'enfant abandonné mais pour la mère aussi car elle endure chaque année la torture de la fête des mères, peut-être avec d'autres enfants mais il en manque toujours un, Noël où la famille n'est pas complète, l'anniversaire, le souvenir. Parfois on ne lui a même pas laissé voir l'enfant. Comment peut-on obliger une mère à laisser son enfant?

Bien sûr, une infime minorité ont voulu cet abandon et les retrouvailles sont refusées mais ce n'est guère la majorité.

Mon amour, pourras-tu un jour faire cette démarche? Qui risque d'être longue, semée de faux espoirs et de déceptions? Je serai là au besoin... Quel courage il faut pour le faire. Moi qui déteste les administrations par leur lenteur et l'art de mettre des bâtons dans les roues en vous regardant comme un suspect. Courage.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 08:07

Modifié le mercredi 20 février 2008 19:52

En vrac

En vrac
Quelques pensées comme elles arrivent... Peut-être que je développerai dans le futur? Disons que ce sera un petit mémo.

Le temps est vraiment détraqué...Il fait beau et même pas froid. Je recycle autant que je peux, je fais attention à ma consommation d'eau et d'électricité. Mais a-t-on vraiment une influence si grande?

J'ai pas envie d'être une vieille mère! Un premier à 35 ans ça me dérangerait vraiment. Mais on ne choisit pas toujours et on verra ce qui arrive. Déjà que je me trouve périmée à 28 ans.

Trop de données inconnues pour le futur proche: rester ou partir? Changer de boulot en interne ou en externe? Ici ou en France?

C'est comment la vie à deux? Ben oui ça m'intrigue. Pire! Ca me fait de plus en plus envie. Et ça c'est pas normal! Pour moi la grande indépendante qui rêve de pouvoir réinvestir un studio et passer du temps seule.

Certaines révélations font peur! Surtout quand on sait qu'on devrait y croire mais qu'on n'ose pas ou qu'on ne voit même pas à ce stade de la partie comment ça pourrait être possible.

Je suis au bout de ma 3ème semaine de désintoxication du boulot. J'essaie de bosser mieux et moins longtemps. Incroyable, j'ai moins de boulot qu'avant

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 18:14

Merci Hubert!

Merci Hubert!
Merci Hub' pour ta proposition en commentaire et pour avoir fêté l'anniversaire de mon blog.

Si ça va mieux? Oui et non... Pas de progrès je pense. Ni en mieux ni en moins bien. Quoique l'année dernière j'allais beaucoup moins bien.

C'est impressionnant le nombre de problèmes qu'on se crée, qu'on résout, qu'on retrouve et qu'on a du mal à oublier parfois, qui nous traumatisent... Est-ce la vie moderne qui fait que l'homme qui n'a pas besoin de creuser un trouve pour boire de l'eau boueuse et de chasser pour survivre a besoin de s'encombrer de problèmes insensés? Ou d'aspirations loufoques?

J'aime ma vie même si je la trouve parfois injuste. J'ai de la chance d'avoir des amis que je peux compter comme fidèles même si je n'ai même pas rencontrer certains. J'ai eu de la chance d'avoir une bonne mère et des grands parents géniaux.

Je m'en veux de pleurer pour un rien, juste pour évacuer les tensions, chose que l'Homme ne comprend pas mais c'est encore l'arme la plus innocente et la plus efficace des femmes. Si je m'écoutais je pleurerai pour tout. Mais je préfère sourire et rire car en général cela signifie que je parle à des amis et qu'on s'amuse même en se racontant des moments pas faciles.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 18:59

Je ne sais pas (bis)

Je ne sais pas (bis)
Grande question que l'on m'a posée l'autre jour: Si tu avais le choix, tu ferais quoi?

Grande réponse: Je ne sais pas, je n'y ai jamais songé...

Quel est mon problème? N'ai-je pas assez d'imagination? Effectivement, la question laisse dubitatif... Quel(s) choix? Quelle(s) action(s)?

Au moment où la question m'a été posée on parlait de travail et des heures indicibles auxquelles je rentre parfois... Vrai: j'arrive souvent avec quinze minutes de retard le matin. Mais je pars au moins avec 1 h de retard tous les jours.

En sortant du métro ce soir; perdue dans mes pensées qui déambulaient sans ordre précis, j'ai cru trouver un semblant d'explication: je suis comme les drogués, je suis victime d'une accoutumance. Certains ont besoin d'un verre tous les soirs en rentrant du travail, d'autres ont besoin de leur paquet de cigarettes et moi j'ai besoin de bosser. Financier bien sûr, car je me dois à mon époque et je suis donc une semi-celibattante. Très battante mais je ne suis plus célibataire bien qu'habitant encore séparément de mon homme.

Certes me direz-vous, beaucoup de femmes travaillent sans pour autant avoir le besoin (et je mets l'accent sur besoin) de rester 9h par jour au bureau.

Certes, répondrai-je, mais alors que ferai-je dans ce chez moi que je partage et qui n'est donc plus complètement mon chez moi? Ce ne sont pas les hobbies qui me manquent mais le seul moyen que j'ai de parler à l'homme c'est internet. Or, après le travail, mon autre drogue c'est internet. Miracle, cette année, j'ai passé 12 jours sans ordinateurs. Mais sur la fin, je ne tenais plus. Il faut dire aussi que je fais beaucoup de choses pratiques sur internet, je ne fais pas que vagabonder sur la toile. Entre le paiement des factures, le suivi des comptes, les réservations de train, de vacances, se tenir au courant des nouvelles, etc... Bref, je pense que c'est plutôt un usage équilibré du point de vue contenu mais pas du tout du point de vue durée. Je dois passer environ 16h par jour les yeux rivés à un ordinateur que ce soit pour des rapports sur Excel, des commandes sur AS400 ou les autres différentes activités professionnelles ou personnelles.

N'étant pas trop maladroite, je suis pourtant "douée" pour la broderie et j'ai quelques pantalons que je devrais raccourcir et éventuellement essayer de redonner une nouvelle vie à un manteau noir, je pourrais donc me consacrer à ce style d'activités? Et bien non. Le soir, je n'ai plus envie de rien, surtout pas d'aller faire du sport et le WE, entre le repos bien nécessaire et le rangement, il n'y a plus le temps pour grand chose.

Et puis, autre drame: bien qu'étant indépendante, je n'ai plus envie de faire des choses toute seule. Parfois on va faire du lèche-vitrines avec ma colocataire et je vais voir Melissa mais Claire ne me contacte plus... Sûrement parce que maintenant je ne fais plus partie du gang des joyeuses célibataires. Même pour un café il semble que je sois devenue persona non grata. Je n'étais pas au courant que le fait de s'engager avec un homme me rendait contagieuse d'une terrible maladie, à tel point que je doive à tout prix être évitée. Pas de soirées au pub non plus, trop crevée en ce moment. Bon, la dernière était le mois dernier tout de même. Je ne suis pas devenue ermite non plus.

Le choix de quitter ce travail et en prendre un autre? Bah, dans la mode ils sont tous pareil... Tout est dans le paraître au niveau hiérarchique. Seules les fourmis ont encore une âme et nous nous serrons les coudes. Et encore... En plus, j'ai tout de même un statut un peu privilégié grave à mon expérience et professionalisme. Pour gagner plus, j'aimerais bien mais je vais finir par me déshumaniser. Mais est-ce que mes responsables étaient naturellement des ingrats ou le devient-on en même temps qu'on acquiert le pouvoir? Hier j'ai eu un parfait exemple d'ingratitude et cela m'a vraiment exaspérée. Ils oublient que les gens d'en bas font un travail qui les aide à rester en haut.

Bref, vous l'aurez compris, pas trop la forme morale... ni physique. Le froid m'atteint jusqu'au fond de l'âme et je suis crispée par ce carcan que je veux normal, par les bien-pensants qui disent que devenir nounou serait un recul de carrière. Recul? Mais ça n'a rien à voir?

Alors, si j'avais le choix je ferai quoi? Et bien, après une discussion avec l'homme il y a qq mois, je me dis que parfois le modèle où la femme reste à la maison et l'homme gagne leur vie n'est pas mal mais trop tranché. J'aime bien mon indépendance. Ah, si seulement les postes à mi-temps étaient plus disponibles! Mais quid des possibilités d'évolutions? Et puis surtout, je ne me sens pas capable de travailler à plein temps et de m'occuper d'une maison. Evidemment, comme on ne veut pas d'enfants, ça change la donne.

Toutefois, il est des jours où j'ai envie de claquer la porte et de balancer mes quatres vérités aux gens qui oublient leur humanité... D'ailleurs, ce matin, pour ne pas encastrer la tête de ma N+2 dans le mur j'ai préféré quitter le bureau pendant 30 min. J'ai failli partir faire du shopping mais j'ai aussi des impératifs.

Bref, toujours pas de réponse à ma question... Si j'avais le choix, je ferai quoi?

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 20:26

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 20:39